Mes dernières chroniques

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vendredi 31 juillet 2015

"The book of Ivy" de Amy Engel

The book of Ivy
Auteur : Amy Engel
Editeur : Lumen (5 mars 2015)
Broché: 341 pages
ISBN-13: 978-2371020351


SYNOPSIS :
Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.
Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.

MON AVIS :
Ce roman fait beaucoup parler de lui depuis sa sortie. La blogosphère regorge de commentaires élogieux à son sujet et peu de temps après sa sortie c’est rapidement devenue la dystopie incontournable de l’année 2015. Après avoir adoré des dystopies comme Hunger Games ou Divergente, je me suis empressé de découvrir ce nouveau livre qui, je trouve, apporte une certaine originalité dans ce genre littéraire.

Tout d’abord j’ai adoré l’univers dans lequel nous plonge l’auteur car il n’y a rien de fantastique ou d’extravaguant. Le monde qu’elle nous narre est proche de celui dans lequel on vit de nos jours. Il nous est aisé de nous imaginer dans quelques décennies, après qu’une guerre nucléaire ait éclaté et décimé une grande partie de la population. L’action se passe à Westfall, une petite ville de dix milles habitants. Elle a été créé par une poignée de survivants de la guerre nucléaire. Ivy Westfall qui est notre héroïne principale n’est autre que la petite fille du fondateur de la ville. Mais la présidence de la nation a été récupéré par la famille Lattimer. Bishop Latimmer, le second rôle de cette dystopie, est le fils du président. La ville est coupé en deux, d’un côté les habitants de Eastglen, avec la famille du président, il sont considéré comme supérieur par rapport aux habitants de Westside qui soutiennent la cause du fondateur et souhaite reprendre le pouvoir pour une démocratie plus juste.
Dès le premier chapitre nous retrouvons Ivy et Bishop lors de la cérémonie de leur mariage. Les mariages arrangés qui ont lieu chaque années entre des jeunes d’Eastglen avec les représentants de Westside sont censés maintenir la paix entre les peuples.
Ivy a grandi avec le fait de savoir qu’elle sera unie avec le fils du président actuel et qu’elle devra le tuer afin de renverser le pouvoir et permettre à son père d’accéder à la tête de la ville.
Ivy est une fille attachante, entièrement vouée à la cause de son père. Elle a grandi avec des idéaux qui ne lui appartiennent pas vraiment, mais qui sont encrés en elle. Dès l’instant où elle se met en couple avec Bishop elle devra suivre un plan minutieux élaboré par son père afin de renverser le pouvoir. La première étape est de tuer son nouveau mari. Mais les convictions d’Ivy vont être ébranlées par le comportement inattendu de Bishop. Elle qui s’attendait à une personne froide et calculatrice, elle se rend compte qu’il est tout le contraire. Bishop a beau être le fils du président, il n’est pas100% acquis à la cause de son père et il sait réfléchir par lui-même. C’est un être doué d’une sensibilité accrue qu’il sait maîtriser. Ivy est beaucoup plus impulsive que lui, c’est une fille révoltée, qui n’a pas appris à réfléchir par elle-même puisque son père l’a toujours fait pour elle. Je me suis autant attaché au personnage d’Ivy qu’à celui de Bishop qui essaye de sortir son épouse de ces idées préconçues.
Ivy est prise dans un cruel dilemme ; Comment obéir à son père et tuer Bishop qu’elle a découvert comme un être profondément sensible, altruiste et respectueux. Ces certitudes sont ébranlées, elle est prise dans un tourment émotionnel et nous embarque avec elle. Entre colère et amour, entre conviction et passion.
L’auteur a une écriture qui nous emporte dès la première page dans la psychologie des personnages. Le suspens est présent tout au long du roman et on se demande sans cesse que nous réserve la suite.


CONCLUSION :
Un roman à ne pas manquer. Le fond de l’histoire change des dystopies habituelle. L’univers dans lequel se déroule l’action est simple et sans prétention et on a aucun mal à se projeter à l’intérieur. Les personnages ont une psychologie complexe et extrêmement bien développé par l’auteur. On s’attache aussi vite à certains personnages, qu’on arrive à en haïr d’autres. L’intrigue est extrêmement bien ficelée et la fin inattendue. Je n’ai qu’une hâte lire le deuxième tome pour connaître la suite.

MA NOTE :
5/5 Une dystopie à découvrir de tout urgence. Un vrai coup de cœur.

jeudi 30 juillet 2015

Week-end à 1000 #1 // Vendredi 31 Juillet - Dimanche 02 Août

Cela fait un mois que j’ai ouvert mon blog et pour l’occasion j’ai décidé de participer au challenge du week-end à 1000. Le but est de dévorer 1000 pages du vendredi 31 juillet 19h au dimanche 2 aout minuit. C’est la première fois que je participe et je suis hyper motivée.

Cette article sera mis a jour durant le week end. Vous pourrez ainsi suivre mon avancement et mes impressions à chaud. 


C’est Lili du blog et de la chaine booktube Lili bouquine qui organise le tout, et les inscriptions se font sur son article. Blog ou pas c'est égal, tout le monde peut participer, et surtout nous sommes de plus en plus nombreux et actifs sur les réseaux sociaux. N'hésitez pas à venir partager sur Facebook ou avec le hashtag #weekendà1000 sur Twitter. 

Mes prévisions livresques :
Les Outrepasseurs de Cindy Van Wilder  - 347 pages
Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig - 336 pages
L’antichambre des souvenirs (L’intégrale) de Iman Eyitayo – 306 pages
Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier – 103 pages
Total : 1092 pages


Suivi du challenge :
Vendredi 20h : Je viens de rentrer et je commence ma lecture de "L'antichambre des souvenirs" 

Samedi :
3h30 : je viens de finir le premier livre de ma PAL, "L'antichambre des souvenirs". J'ai vraiment passé un bon moment. J'avoue que je suis fatigué et que mes yeux commence à se fermer. Je suis contente les 306 première page de mon challenge sont dévorées. 

9h : Après un reveil un peu difficile je remets  ça et je ne lâche rien. Je commence les "Outrepasseurs" et espère le finir avant 20h ce soir... 

18h30 : Après avoir des fait une ballade entre midi et deux avec mon chien, j'ai déjeuner. Après le déjeuner ce qui devait arrivé, arriva et je me suis endormi pour une longue sieste. J'ai recommencé ma lecture vers 17h. Vers 18h, j'étais environ arrivé à lire 100 pages dans "Les Outrepasseurs". Pour l'instant je n'accroche pas du tout et ça me déstabilise un peu au vu des bonnes critiques que ce roman récolte sur la blogosphere. J'ai décidé de le mettre de côté pour l'instant, parce que je n'arrivais vraiment plus à avancer et la motivation n'était plus là. J'ai donc décidé de commencer directement "Le faire ou mourir" qui ne fait que 100 pages et qui devrait être assez facile à lire. 

Dimanche :
1h : Je viens de terminer "Le faire ou mourir" que j'ai beaucoup apprécié. +103 pages. 

14h : Je reprends ma lecture avec "Juste avant le bonheur", j'espère lire le plus possible, mais à l'heure où je vous écris ces quelques lignes j'ai une envie irrépressible de faire la sieste. Qui du livre ou du sommeil sortira gagnant ? 

16h30 : Je viens juste de me réveiller de ma sieste. J'ai rêvé que j'ai lu, mais ce n'était qu'un rêve... Je reprends donc mon livre dans lequel j'ai lu 30 pages avant de sombrer. 

20h : J'ai avancé jusqu'à la page 143 du roman "Juste avant le bonheur". Pour l'instant j'adore cette lecture. Malheureusement mon challenge s'arrête là puisque j'ai quelque chose de prévu pour la soirée. 

BILAN DU CHALLENGE :
L'antichambre des souvenirs : 306 pages 
Les Outrepasseurs : 100 premières pages
Le faire ou mourir : 103 pages 
Juste avant le bonheur : 143 pages

TOTAL : 642 pages / 1000
Je n'ai pas réussi à atteindre les 1000 pages mais j'ai passé un excellent week-end lecture.  

samedi 25 juillet 2015

"Le premier jour du reste de ma vie" de Virginie Grimaldi


Le premier jour du reste de ma vie
Auteur : Virginie Grimaldi
Editeur : City Editions (21 janvier 2015)
Broché: 283 pages
ISBN-13: 978-2824605395

SYNOPSIS :
Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : gâteaux, invités, décoration de l’appartement... Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière qui fait le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde… Tout quitter pour tout recommencer : une comédie tendre et savoureuse !

MON AVIS :
J’ai choisi de commencer ce livre pour sa couverture aux notes estivales. J’avais besoin de me changer les idées et de lire un roman sans prise de tête mais qui me captiverait assez pour ne pas que je m’ennuie. Franchement je n’ai pas été déçu.

L’on suit Marie une quadragénaire qui a une vie ennuyante. Son quotidien est monotone, ses grandes filles ont quittés la maison et pour son mari Rodolphe elle fait partie des meubles. Cela fait longtemps qu’il collectionne les relations extraconjugales. Pour l’anniversaire des 40 ans de Rodolphe, Marie lui fait la surprise de le quitter en lui laissant une lettre sur la table du salon. Elle le laisse refaire sa vie et elle va vivre la sienne loin de lui. Sa bonne résolution commence par l’embarquement sur un bateau de croisière pour un tour du monde en 100 jours en solitaire. Elle a besoin de faire le point et surtout de se retrouver seul. Elle a toujours rêvait sa vie et elle a enfin décidé de vivre ses rêves. Lors de ce périple Marie va rencontrer, Camille une jeune trentenaire et Anne qui a la soixantaine. « Elles sont comme elle, à la croisée des chemins, à l’un de ces instants où la direction prise va déterminer le reste de leur existence ». Elle qui voulait ne rencontrer personne va finalement se résoudre à former un trio, entouré par ces deux nouvelles amies. Elles sont toutes trois fragilisées et en quête de bonheur. Elles vont s’aider mutuellement à grandir, à accepter leur présent, digérer leur passé et s’ouvrir à leur futur.

J’ai adoré suivre le personnage de Marie qui est perdue et qui porte une carapace dans laquelle elle s’est enfermé au fil de ses années. Plus que partir en quête de nouveaux horizons elle part surtout à la retrouvaille d’elle même. Je me suis également attaché à Camille, la jeune femme loufoque et qui en apparence n’a peur de rien, elle a tout plaqué pour vivre sa vie à deux cents à l’heure, sa devise, « un homme dans chaque port ». Quant à Anne, on s’attendrit sur sa fragilité, ses désillusions. C’est celle qui croit le plus en l’amour, elle l’a vécu dans son passé et aimerait croire qu’un jour elle pourra le retrouver. Le trio s’équilibre extrêmement bien avec Camille qui va trop vite, Anne qui freine et qui a peur de tout ou presque, et Marie qui est la médiatrice et tempère le tout. Je me suis attachée à ces trois héroïnes, j'ai ri avec elles, j'ai été touchée par leurs histoires et leurs évolutions.


CONCLUSION :
Je suis passée du rire aux larmes tout au long de ce récit. L’auteur a une plume légère et humoristique. Les chapitres sont courts, ce qui donne un bon rythme à la lecture et on tourne les pages sans même y penser. Ce livre m’a permis de m’évader sans trop avoir à réfléchir, je me suis laissé porter par l’histoire. Même si parfois en sent venir les rebondissements de l’histoire, cela ne m’a pas dérangé. C’est un roman frais et qui m’a fait du bien.


MA NOTE :

4/5 Une histoire simple et un bon moment de détente.



jeudi 16 juillet 2015

"La voleuse de livres" de Markus Zusak


La voleuse de livres
Auteur : Markus ZUSAK
Editeur : XO (23 janvier 2014)
Relié : 527 pages
ISBN-13: 978-2845636774

SYNOPSIS :
Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

MON AVIS :
"La Voleuse de livres" paru en 2005 est un best-seller international, traduit dans plus de vingt langues et son adaptation cinématographique est sortie sur les écrans français en février 2014. Ce roman a fait beaucoup parlé de lui et je me devais de le lire et de me faire mon avis.

Cette histoire c’est celle de Liesel Meminger, une petite fille allemande que l’on va suivre pendant les quatre années, certainement les plus importantes, de sa vie. Quatre années jonchées d’amour, d’amitiés mais aussi de drames. On la retrouve à l’âge de dix ans alors que sa mère décide de la confier, elle et son frère, à des parents nourriciers qui habitent à Molching, non loin de Munich et à proximité du camp de Dachau. Malheureusement son frère décède lors du voyage qui les emmènent vers leurs famille d’accueille et Liesel se retrouvent seul face à ses nouveaux parents et sa nouvelle vie qui l’attend dans l’Allemagne nazi de la seconde guerre mondiale. Sa mère nourricière Rosa Hubermann est une femme rustre et grossière, peu enclin à montrer ses sentiments. Son mari Hans est plus doux et sait rassurer la jeune fille. C’est lui qui va lui apprendre à lire et à écrire. Sa première lecture sera « Le manuel du Fossoyeur » un livre que Liesel a voler lors de l’enterrement de son petit frère. Avec la découverte des mots, qui lui sont enseigné avec tendresse par son nouveau papa, elle découvre l’importance de ceux-ci et va avoir une envie grandissante de se procurer des livres. Elle ne peut malheureusement pas s’en offrir au vu des faibles revenus de ses parents et du rationnement qui fait rage et dès lors chaque occasion sera bonne pour voler de nouvelle lecture.
L’originalité de ce roman c’est la narratrice, car on l’a connaît tous, puisque c’est ni plus ni moins que LA MORT. Liesel a rencontré La Mort pour la première fois lorsqu’elle a emporté l’âme de son petit frère. La Mort en est persuadée ; Liesel l’a vue et sera la reconnaître quand elle recroisera son chemin.

J’ai aimé le ton de la narratrice. En effet on pourrait attendre de La Mort qu’elle soit lugubre, mais il n’en n’est rien elle se montre sarcastique et pleine d’implication par rapport à son travail quotidien. Elle aime La Vie et aimerait même pouvoir prendre des vacances selon ses dires, mais qui la remplacerait ? La seconde guerre mondiale reste une période sombre pour La Mort, elle n’est pas joyeuse de devoir emporté toutes ses âmes avec elles. Pour garder le moral, elle s’attache à l’histoire d’une petite fille, Liesel, la voleuse de livres.

Par contre le défaut de cette narration à mes yeux, c’est que l’on ne se sent pas vraiment impliqué dans les sentiments des personnages de l’histoire qui nous est racontée. Je suis restée légèrement en recul et j’ai été spectatrice beaucoup plus qu’actrice de ma lecture. C’est comme si on regardé les scènes de loin, c’est se qui m’a empêché d’être bouleversé par ce roman. C’est une magnifique histoire, très bien écrite et qui m’a touché, mais pas vraiment émue.

CONCLUSION :
Une lecture agréable, un roman très bien écrit et attendrissant. Ce livre est original puisque la narration est faite par La Mort. Il est également originale parce qu’il nous dépeint la vie des allemands dans l’Allemagne nazi. Je trouve que ce point de vue n’est pas suffisamment abordé dans ce type de roman qui traite de la seconde guerre mondiale. On est immergé dans le quotidien d’une petite ville tiraillé entre des convictions auxquelles elle n’adhère pas toujours et la terreur que fait régné le régime nazi.


MA NOTE :

4/5 Un roman que je recommande. 

P.S. : Je n'ai pas encore vu le film, mais j'ai hâte.