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jeudi 21 avril 2016

"En attendant Bojangles" d'Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles
              Auteur : Olivier Bourdeaut                
Broché : 160 pages
Editeur : FINITUDE (7 janvier 2016)
Genre : Contemporain 


SYNOPSIS :
Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.


MON AVIS :
Je vous l'annonce de suite ce roman est un énorme coup de cœur qui m'a fait passer du rire aux larmes et je pense avoir perdu toute mon objectivité à son sujet après le torrent d'émotions que j'ai ressenti lors de ma lecture.
Ce roman parle avant tout d'amour. D'un amour sincère d'un homme pour une femme pas comme les autres et d'un petit garçon pour ses parents qui mènent une vie à la hauteur de leur folie. C’est une famille atypique et fantastique à la fois. Alors oui parfois les pensées de la maman ne tournent pas rond mais quelle importance tant que le bonheur empli les cœurs. Quoi de plus fantastique pour un petit garçon d'avoir une maman qui se comporte avec lui comme si tous les jours étaient une fête et qui n'a pas de limite dans son imagination. Dans tous ce joyeux remue-ménage le papa accepte de jouer les chefs d'orchestre avec tout ce que cela implique et la vie suit son cours. Tant que sa femme et son fils sont heureux et que lui est amoureux c'est bien là l'essentiel et tant pis pour les petits mensonges de convenance. Mais la question est de savoir si la folie contenue par ce cœur immense n'aura pas un jour raison de cette petite famille.
On suit en alternance le point de vue de l'enfant et du père de famille et ils sont tout aussi touchants l'un que l'autre. Ils ont tous les deux un regard plein de tendresse pour cette femme qui a tendance à perdre la tête mais qui sait les emmener dans sa danse. Ils dansent au rythme de « Mr Bojangles » de Nina Simone et plus rien n'a vraiment d'importance.
Les mots de l'enfants sont très attendrissants et son regard innocent sur la folie de sa maman m'ont complètement fait craquer. Ils sait que sa famille n'est pas comme les autres mais ça lui va très bien comme ça et il n'échangerait sa vie pour rien au monde. Le père est tout aussi touchant, conscient que sa femme souffre d'un problème qui dépasse le simple cadre de l'extravagance mais il l'accepte comme elle est.
Quant à l'écriture de l'auteur elle est tout simplement fantastique. Il écrit sous forme poétique. Les mots riment entre eux et chaque tournures de phrase chantent à nos oreilles. C’est un style que j'ai énormément apprécié car il a beau être très travaillé, tout est fluide. Les mots défilent dans une beauté et une simplicité déconcertante. Ce livre fait à peine 160 pages et se fini trop vite et c'est bien là son seul défaut.


CONCLUSION :
Olivier Bourdeaut a su m'embarquer dans l’histoire de cette famille qui mène une vie à la hauteur de la folie de la mère. Ce récit m’a touché en plein cœur. J'ai beaucoup ri mais aussi beaucoup pleuré mais toujours en gardant un regard attendrit sur cette immense amour qui est présent du début à la fin. La plume de l'auteur est poétique et remplie de sincérité. Il retranscrit à merveille les sentiments, dans un univers complètement déjanté. Il s'agit là de son premier roman et c'est déjà un coup de maître.


MA NOTE :
5/5 : Un coup de cœur à lire et à relire sans modération.


CITATION :
« Le temps d’un cocktail, d’une danse, une femme folle et chapeautée d’ailes, m’avait rendu fou d’elle en m’invitant à partager sa démence. »

« Je mentais à l’endroit chez moi et à l’envers à l’école, c’était compliqué pour moi, mais plus simple pour les autres. »


MON AVIS EN VIDEO :



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